Gigondas

Le Village de Gigondas

Village original par lequel je passais pour aller ou revenir des Dentelles de Montmirail lorsque je descendais du bus à Sablet.

Le village vu de la Pause, au fond, le village de Sablet

Il est situé sur le flanc ouest du massif des Dentelles au pied des Dentelles de Montmirail dont il est la porte d'entrée (voir la carte en bas de page). C'est un village réputé pour son vignoble. De nombreuses oeuvres d'art sont réparties dans tous le village.

Un peu d'Histoire :
Antiquité et Moyen-Âge :
 ➵ La colonisation romaine fut effective à Gigondas, les fouilles ou les déterrements accidentels par labourage de tombeaux en plomb pour incinération, d'urnes lacrymatoires, de statuettes, de lampes, de tuiles plates, etc, le prouvent, les vestiges archéologiques ayant trait à la vigne ou au vin sont rares. Seule une tête de Bacchus a été mise au jour, en 1866, par Eugène Raspail, le neveu de François-Vincent Raspail, sur les terres de son Château Raspail.
 ➵ Vers 1120, Rostang III, évêque de Vaison, donna à son église cathédrale une mense qui comprenait une vigne sise à Gigondas, près de l'Ouvèze7. Il le fait en ces termes : "Petro vero Alberto Gigundatis pro vinea quoe sita est juxta viam publicam est inter (... otam) episcopalem et fluvium Ovicœ solidis ordo dedit." C'est l'acte le plus ancien confirmant l'existence d'un vignoble sur ce terroir.
 ➵ Il faut attendre le XIVème siècle pour connaître l'évolution de ce vignoble, fief des Princes d'Orange. Un de ceux-ci, Raymond V des Baux, en juillet 1341, tout en se réservant les droits de haute et basse justice, accorda aux Gigondassiens certaines libertés contre un droit de vingtain sur le vin de ce terroir pendant sept ans9.
 ➵ En 1376, au lieu-dit "Les Bosquets", les registres notariaux indiquent l'existence de "vinea culta", puis ceux des notaires d'Oussan, dans un acte daté de l'an 1380, font état de vignes qui couvraient un territoire descendant de la chapelle Notre-Dame des Pallières jusqu'à l'Ouvèze.
De la Renaissance au XVIII siècle :
 ➵ Tout au long du XVème siècle, les mêmes registres indiquent que le vignoble s'étendait alors des "Garrigues" au "Trignon", en passant par les "Beaumettes" et la "Coste de Saint-Cosme".
 ➵ Au XVIème siècle, la Communauté rédigea ses statuts et les approuva le 14 novembre 1591. L'article 45 intitulé "De ceux qui vendent du vin en gros qu'ils en vendent aux autres habitans" indique avec précision les conditions de ce négoce : "Toute personne qui voudra vendre du vin en gros aux estrangiés sera tenue de vendre aux habitans dudit lieu, à quatrs ou à pichet, pour le prix qu'ils l'auront vendu auxdits estrangiés, à peine y contrevenant, de payer, pour chaque personne et fois XII deniers et qui aura du vin à vendre, et le vendra aux habitans en gros, sera tenu de le vendre à tous habitans, à quarts ou à pichets, pour emplir ses tonneaux, au prix qu'il l'aura vendu en gros pour ouiller lesdits tonneaux, à peine de contravention pour le regard des habitans de payer II sols applicables."
 ➵ L'année suivante, cet article fut repris en faisant, cette fois, expressement mention du vin blanc. C'est un des rares textes faisant mention de ce type de vin sur le terroir gigondassien.
 ➵ Jean-Joseph Expilly note que la commune est "fertile en vin", le XVIIIv siècle marqua une mutation importante dans les cultures. De plus en plus d'habitants délaissèrent la vigne pour se consacrer à la culture de l'olivier et du mûrier7. Ce qui n'empêcha point de proclamer la ban des vendanges sur tout le territoire de la commune. Un acte communal daté de 1771 décréta d'ailleurs que tout contrevenant à cette interdiction serait passible d'une amende de cinq livres.

Vu dans le

Époque contemporaine :
 ➵ La famille Raspail, et plus particulièrement Eugène, qui prit sa retraite politique à Gigondas, relança la viticulture sur place. Au cours de l'année 1861, il fit l'acquisition du domaine des Bosquets, revalorisa les 37 hectares déjà existant, en fit planter 9 autres l'année suivante, puis 26 les années qui suivirent12. Par héritage paternel, il reçut le domaine du Colombier qu'il transforma en Château Raspail tout en valorisant son vignoble.
 ➵ Dès 1864, la production de ses domaines fut telle qu'il put l'expédier, par le port de Roquemaure sur le Rhône, à des négociants de Valence, Lyon, Saint-Étienne et Paris, qui la lui avait acheté sur la base de 16,50 l'hectolitre. Des résultats assez probants pour qu'il reçut, en dépit de ses idées républicaines, et avec l'aval de Napoléon III, une prime d'honneur pour son exploitation. Fier de ses résultats, le savant vigneron put noter : "Les vins de Gigondas doivent à leur proportion d'alcool une valeur qui les fait rechercher. Au printemps de 1865, ils étaient tous achetés quand le Languedoc se plaignait de ne pas les vendre."
 ➵ Il put alors se consacrer à ses passions qu'étaient l'archéologie, la géologie et la paléontologie. Les vins de ses vignobles se vendant de mieux en mieux, il constata : "Toujours est-il que la localité de Gigondas jouit du privilège de produire avec une main-d'œuvre peu élevée, des vins fort apprécié par le commerce et qui le seront bien plus encore lorsque leur réputation naissante sera plus étendue.". L'émulation qu'il parvint à susciter déboucha même sur les premières mises en bouteille. Mais l'arrivée du phylloxéra et l'anéantissement du vignoble, au début des années 1870, réduisirent à rien ces efforts.
 ➵ En 1956, après les grands gels qui avaient ravagé les oliveraies au pied des Dentelles de Montmirail, anéantissant la tombarelle, variété locale14, Jean-Louis Alexandre, René Astran, Albin Gaudin, René Goubert, Jules Marcel, Fernand Pézenas et Jean Souchières décidèrent de fonder une cave coopérative et lui donnèrent le nom de "Cave des vignerons de Gigondas".
 ➵ Rapidement classée en Côtes-du-Rhône villages les vins de ce terroir viticole de qualité obtirent de la part de l'INAO le droit d'être protégé par une appellation locale (ou cru) le 6 janvier 1971. C'était la première appellation villages des côtes-du-rhône qui accédait à cet honneur.
Source : Wikipedia

L'Eglise Ste catherine

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