Expo Ed Alcock

📅 Samedi 8 août 26

Ed Alcock. Secrets et mensonges

Decript Ed Alcock : lauréat du Prix Niépce Gens d’Images 2025

Ed Alcock, photographe franco-britannique, construit des récits à partir du réel.
Entre chronique sociale et histoire intime, ses images explorent la famille, l’enfance et les territoires du quotidien avec une grande sensibilité narrative.
Secrets et mensonges offre une plongée de quinze ans dans son travail photographique. Pour la première fois, l’ensemble de son œuvre est présenté en une seule et même exposition, révélant la cohérence et l’évolution de son regard sur la famille, la transmission et le sentiment d’appartenance. Le parcours est pensé de manière chronologique, invitant le visiteur à un voyage qui part de l’intime pour s’ouvrir à une approche plus documentaire.

Hobbledehoy traite du passage de l'enfance à l'adolescence. Le titre lui-même, issu du vieil anglais, que l'on pourrait traduire par "dadais", renvoie à cet âge incertain, entre deux états. Cette idée se retrouve dans la structure du travail photographique, où deux types d'images se répondent. D'un côté, des scènes lumineuses et chaleureuses, baignées d'une lumière estivale et méditerranéenne, centrées sur la mère et l'enfant; de l'autre, des images plus verdoyantes, où apparaissent un jardin et des jouets, déjà à l'abandon: un contraste visuel qui suggère une transition, un basculement progressif d'un âge à un autre. Le projet prend aussi une dimension autobiographique et cyclique. En regardant son fils grandir, Alcock se souvient de sa propre enfance et de son père qui lui chantait: "Ce n'était ni un homme ni un garçon; ce n'était qu'un hobbledehoy".
L'artiste reconnaît dans son fils une posture, une mélancolie qui font écho à ses propres expériences passées. La photographie devient un espace de résonance entre générations, où se mêlent mémoire personnelle et observation du présent.
Dans Hobbledehoy, ouvrage paru en 2013, les photographies d'Alcock sont accompagnées d'un récit, La Pièce fermée, écrit par Emmanuel Carrère. Le texte, ici lu par l'auteur, met des mots sur une émotion universelle: la douleur douce et paradoxale ressentie par les parents face à leurs enfants qui grandissent. II souligne également une tension féconde chez Alcock, à la fois artiste et père, capable de transformer cette expérience intime en une œuvre à la fois sereine et profondément bouleversante.



Impressions perso
  Comme pour l'hôtel Goüin, je voulais avant tout voir l'intérieur de château, ce qu'il en restait, des meubles etc... D'abord, j'ai été plongé dans l'univers d'Ed Alcock qui, pas ses photos, reflètent bien l'ambiance de la vie dans cette région touchée par la fermeture des mines et du passage de l'enfance àl'adolescence. Je n'ai pas été particulièrement touché par cette ambiance tristounette même si elles reflètent le vécu de l'artiste, ce que je respecte, je ne me suis pas senti en phase avec son ressenti.

Diaporama
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