Haliaeetus albicilla

Pygargue à queue blanche

Pygargue Pygargue à queue blanche
Fiche descriptive
Biométrie : Taille : 92 cm. Envergure : 200 à 245 cm. Poids : 4,1 à 5,57 kg. Longévité : 20 ans.
Description : la femelle est nettement plus grande que le mâle et peut atteindre 90 cm de longueur, dépasser 240 cm d'envergure et approcher le poids de 6 kg. Les ailes sont longues et larges, arrondies à l'extrémité, et la queue est très courte et cunéiforme. La maturité sexuelle est atteinte tardivement et le plumage n'est vraiment "adulte" qu'à 5 voire 6 ans d'âge. Les plumages immatures sont complexes et on ne s'attardera pas dessus.
 L'adulte se reconnaît à sa queue toute blanche, à la tête beige et au bec jaune-paille. Les parties supérieures sont brunes mais paraissent assez claires car les tectrices sont bordées de beige. En revanche, les parties inférieures rémiges incluses, sont d'un brun plus sombre et assez unies. Les sous-caudales pratiquement noires, partie la plus sombre du corps, contrastent fortement avec les rectrices blanches. En vue de dessus au vol, les quelques taches noires visibles sur la queue blanche sont dues aux sus-caudales et non aux rectrices. La tête est remarquable avec l'énorme bec jaune. L'iris est jaune pâle. Les tarses, couverts de plumes brunes sur une moitié de leur longueur, et les doigts, aux ongles noirs, sont jaune-citron.
 Le juvénile est très différent d'aspect. Son plumage est d'un brun soutenu dessus comme dessous. La tête est bien sombre. Le bec est noirâtre et l'iris brun. Les lores blanchâtres forment une zone pâle entre les deux. Le corps et les couvertures sont marquées de taches ou de stries beige à chamois qui rompent l'uniformité. Les rectrices sont blanchâtres et bordées de brun. Le plumage restera ainsi jusqu'à la première mue, dans la 2e année de vie. Avec les années, le plumage s'éclaircira, en particulier la tête. Dès la 4e année, le bec pourra être de type adulte. En revanche, la queue ne sera blanc pur que dans la 8e année. Les plumages intermédiaires sont déroutants et à moins d'être spécialiste, il est très difficile d'attribuer un âge aux immatures. Pour s'en rendre compte, se reporter aux images de la galerie de l'espèce.

Habitat : milieux aquatiques côtiers ou de l'intérieur. Les surfaces en eau doivent être conséquentes. Il fréquente les grands plans d'eau et marais.
Comportement : il peut passer de longs moments perché sur un rocher en bord de mer ou sur un arbre en lisière de forêt dans l'intérieur, invisible du fait de son plumage cryptique. En dehors du site de nidification en période de reproduction où il peut être assez vocal au moment de la réinstallation, il est plutôt silencieux le reste du temps. Ce qui fait qu'on peut facilement le manquer, même quand on le sait présent. Même les jeunes sont très discrets au nid et ne crient qu'en présence du ou des adultes.
 En dehors de la saison de reproduction où le couple est territorial, les pygargues sont plutôt sociables et peuvent se grouper autour des sources de nourriture, sans agressivité entre eux.
Alimentation : il est à la fois piscivore, ornithophage et nécrophage, dans cet ordre d'importance décroissante, il prélève les poissons morts en surface comme le ferait un milan et dans ce cas, il est à la fois piscivore et nécrophage. Mais il est capable de repérer et capturer des poissons vivants comme des brochets par exemple sur les grandes piscicultures. Les proies sont capturées avec les serres, tendues au dernier moment.
 C'est aussi un chasseur d'oiseaux d'eau qui fait montre d'une grande agilité et d'un opportunisme calculé. Il est capable de lier un colvert en vol par exemple. Une foulque est aussi une bonne option. Le couple peut chasser de concert pour exténuer un oiseau plongeur jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Sur le littoral toujours, il est évident que la mer apporte en permanence des restes comestibles dont des cadavres d'animaux divers, poissons et autres qui ont de quoi intéresser notre rapace. Sur les eaux intérieures, il ne doit pas dédaigner les cadavres de rats musqués ou ragondins laissés sur les berges
Chant-Cri :

Vol : vol rapide assuré par des battements puissants mais lents de ses larges ailes. Les battements sont peu amples et du fait d'une rotation au niveau du poignet, c'est la main qui montre une amplitude des battements. Lorsqu'il décolle du sol, les battements sont beaucoup plus rapides pour contrer le poids du corps. Il est capable de pointes de vitesse quand par exemple il poursuit un oiseau d'eau en vol et son agilité est surprenante. Lorsqu'il capture un poisson à la surface de l'eau, il le fait avec ses serres à l'issue d'une approche en vol glissé rasant. Il pratique volontiers le vol plané, facilité par la grande surface portante de ses ailes.
Reproduction : La saison de nidification dépend de la latitude. Un couple dispose en principe de plusieurs aires qu'il peut occuper en alternance. Sur le continent, l'aire est construite à plus de 10 m de hauteur sur un arbre, dans une fourche principale ou au départ de grosses branches. C'est une énorme, construction de branchage qui peut atteindre facilement 150 cm de diamètre et plus d'un mètre d'épaisseur. La coupe est tapissée d'herbes, de mousses, de lichens mais pas de branchages verts. En bord de mer, l'aire est sur une vire rocheuse de falaise littorale, moins volumineuse. Des algues sont déposées sur la litière.
 La femelle pond en général 1 à 3 œufs blancs à 2-4 jours d'intervalle. L'incubation d'un œuf demande 38 jours en moyenne. Donc 40 jours après le début de la ponte, les jeunes sont éclos. Le séjour au nid, sous la surveillance constante de la femelle au début quand les jeunes sont en duvet, va durer plus de deux mois. Les adultes ravitailleront ensuite les jeunes à tour de rôle. Ils veilleront encore un bon moment sur eux après l'envol jusqu'à leur émancipation, peut-être pendant deux mois encore car en Lorraine à la mi-août, adultes et jeunes sont encore ensemble. Au total, la saison aura duré près de 6 mois.
Répartition : commun le long des côtes escarpées de la péninsule scandinave.
répartition
Source : oiseaux.net

Taxonomie


RègneAnimalia
PhylumChordata
Sous-phylumVertebrata
ClasseAves
OrdreAccipitriformes
FamilleAccipitridae
GenreHaliaeetus
Espèce Haliaeetus albicilla
Linnaeus

Il existe 2 sous-espèces :
Haliaeetus albicilla albicilla - Haliaeetus albicilla groenlandicus