Lycaon pictus

Lycaon

Lycaon Lycaon
Fiche descriptive
Biométrie : Taille : 60 à 75 cm au garrot, pour une longueur tête-corps de 71 à 112 cm et une queue de 29 à 41 cm. Poids : de 18 à 36 kg. Longévité : ≈ 10 ans.
Description : il se caractérise par une tête surmontées d’oreilles arrondies et le corps et plus élancé, plus haut sur pattes, sans ergot. Les deux coussinets médians des doigts sont généralement soudés. Sa dentition diffère de celle des canidés du genre Canis par la dégénérescence de la dernière molaire inférieure, l’étroitesse des canines et des prémolaires proportionnellement très développées. Le talon de la carnassière inférieure M1 est crêté d’une seule cuspide en lame, ce qui augmente la capacité de cisaillement des dents et donc la rapidité de consommation des proies. Cette caractéristique, appelée "talon tranchant", est partagée avec deux autres canidés : le dhole asiatique et le chien des buissons sud-américain. Le crâne est relativement plus court et plus large que celui des autres canidés.
 Le pelage du lycaon diffère fortement de celui des autres canidés : il est composé uniquement de poils raides et sans sous-poil. Les variations de teinte sont très marquées et peuvent jouer un rôle dans l’identification visuelle des populations et des individus, les lycaons pouvant se reconnaître à une distance de 50 à 100 m.
 La plupart des motifs du pelage se trouvent sur le tronc et les pattes. Le museau est noir, virant au brun sur les joues et le front. Une ligne noire s’étend sur le front, devenant brun noirâtre à l’arrière des oreilles. Certains spécimens présentent une marque brune en forme de larme sous les yeux. L’arrière de la tête et le cou sont soit bruns, soit jaunes. Une tache blanche apparaît parfois derrière les pattes antérieures, et certains individus ont les pattes avant, la poitrine et la gorge entièrement blanches. La queue est généralement blanche à son extrémité, noire au milieu et brune à la base, mais certains spécimens n’ont pas de pointe blanche ou présentent du noir sous celle-ci. Ces motifs peuvent être asymétriques.
Habitat : milieux ouverts comme des savanes et autres zones arides, évitant généralement les zones les plus riches en végétation comme les forêts. Cette préférence est probablement liée à ses habitudes de chasse, nécessitant des moyens permettant de repérer et poursuivre les proies en l’ayant dans son champs de vision. Il se déplace à travers des brousses, des zones peu boisées et montagnardes à la recherche de proies.
Comportement : ils entretiennent des liens sociaux particulièrement forts, plus solides que ceux des lions ou des hyènes tachetées, la vie et la chasse en solitaire reste un comportement marginal. Les meutes sont permanentes et peuvent compter de deux à 27 adultes et les jeunes de l’année.
 Contrairement à la plupart des carnivores sociaux, ce sont les mâles qui restent dans la meute natale, tandis que les femelles se dispersent. Dans une meute, les mâles sont généralement trois fois plus nombreux que les femelles. Ces dernières dispersées, rejoignent d’autres meutes ce qui abouti à l’expulsion de certaines résidentes apparentées, empêchant ainsi la consanguinité et permettant aux femelles chassées du groupe de trouver de nouveaux groupes et de se reproduire.

Lycaon

Alimentation : principalement des ongulés de taille moyenne. Ce sont des prédateurs principalement diurne, qui chassent en s’approchant silencieusement de leur proie avant de la poursuivre à une vitesse pouvant atteindre 66 km/h sur une période de temps s’échelonnant d’une dizaine de minutes à une heure entière. En moyenne, la poursuite couvre environ 2 km, au cours desquels les proies de plus grande taille subissent des morsures à répétition aux pattes, au ventre et à la croupe jusqu’à épuisement, tandis que les proies plus petites sont simplement renversées puis déchiquetées sur place. L’animal étant même parfois consommé encore vivant.
Communication : ils communiquent par éternuements. Ces éternuements se caractérisent par une courte et brusque expiration par les narines. Lorsque les membres du couple dominant éternuent en premier, le départ est presque garanti : environ trois éternuements suffisent.

Reproduction : les premières portées de femelles primipares comportent une plus forte proportion de mâles, les secondes portées sont équilibrées, et les suivantes tendent à contenir davantage de femelles, cette tendance s’accentuant avec l’âge de la femelle. Ainsi, les premières portées fournissent des chasseurs stables, tandis que la proportion plus élevée de femelles dispersantes empêche les meutes de devenir trop importantes.  Ils n'ont pas de saison de reproduction fixe, alors que celles d’Afrique australe se reproduisent en général entre avril et juillet. Pendant l’œstrus qui peut durer jusqu'à 20 jours, la femelle est suivie de près par un seul mâle qui repousse ses rivaux. Le nœud copulatoire typique de l’accouplement chez les canidés serait absent ou très bref, ne durant moins d’une minute, probablement en raison de la forte pression exercée par les grands prédateurs de son environnement.
 La gestation dure de 69 à 73 jours, avec un intervalle de 12 à 14 mois entre deux portées. Les portées ont de six à seize petits par portée, en moyenne dix. Une seule femelle peut donc théoriquement engendrer une nouvelle meute chaque année. Comme la nourriture nécessaire pour plus de deux portées dépasse les capacités de chasse d’une meute, la reproduction est strictement limitée à la femelle dominante, qui peut tuer les petits des subordonnées.
 Après la mise bas, la mère reste auprès de ses petits dans le terrier, tandis que les autres membres de la meute chassent. Elle repousse en général tout adulte approchant la portée jusqu’à ce que les petits soient capables de consommer de la viande solide à trois ou quatre semaines.
 Les chiots quittent le terrier vers trois semaines et sont allaités à l’extérieur. Ils sont sevrés à cinq semaines et nourris ensuite par régurgitation. À sept semaines, ils présentent une morphologie plus adulte. Vers huit à dix semaines, la meute abandonne le terrier et les jeunes suivent les adultes à la chasse. Les plus jeunes mangent en premier sur les proies, un privilège qui disparaît lorsqu’ils atteignent l’âge d’un an.
Répartition : Afrique subsaharienne australe et centrale
Source : Wikipédia


Taxonomie

RègneAnimalia
PhylumChordata
Sous-phylumVertebrata
ClasseMammalia
OrdreCarnivora
Sous-ordreCaniformia
FamilleCanidae
GenreLycaon
Espèce Lycaon pictus
Temminck
Il existe 5 sous espèces
 ➵ L. pictus pictus - Présente en Afrique australe, elle est la plus grande de toutes et affiche un pelage très coloré et contrasté.
 ➵ L. pictus lupinus - Présente en Afrique de l'Est, cette sous-espèce est légèrement plus petite que celle du Cap et se distingue par un pelage beaucoup plus sombre, présentant peu de marques jaunes.
 ➵ L. pictus manguensis - Présente en Afrique de l'Ouest, il est plus petit et possède un pelage plus court et rêche. C'est malheureusement la sous-espèce la plus menacée et proche de l'extinction.
 ➵ L. pictus somalicus - Présente dans la Corne de l'Afrique, il est physiquement similaire à la sous-espèce lupinus mais encore plus petit, avec un poil très court et dur et une coloration générale tirant plus vers le chamois/sable que le jaune vif.
 ➵ L. pictus sharicus - Originaire de l'Afrique centrale. C'est la sous-espèce la moins étudiée et dont on sait le moins de choses.