La Roque-Alric
Le Village de la Roque-Alric
Il se situe au sud du massif des Dentelles entre Le Barroux et Lafare (voir carte en bas de page). Petit village caché derrière un rocher pour s'abriter du mistral. Point de passage de mes circuits pour au Clapis en venant du Barroux.
Au fond, les Dentelles de Montmirail
Un peu d'Histoire :
Antiquité :
➵ Des traces gallo-romaine ont été retrouvées sur le territoire communal. Au vallon de Roubiol, des fragments funéraires et une section d'un fût de colonne portant la représentation en ronde bosse d'un autel votif, un site à tegulae et imbrices (tuiles gallo-romaines).
➵ Un fragment de meule rotative romaine en basalte a été trouvé dans ce vallon. Une stèle funéraire (un cippe), datant du III ou IV siècle de notre ère, a été retrouvée en 1961 par le professeur Pierre Fayot dans le jardin du presbytère. Ce cippe comporte une inscription mentionnant le nom de la mère masculinisé, ainsi que la gravure d’une ascia (sorte d'herminette pour creuser la pierre), signe interprété par certains comme des symboles pythagoriciens, par d’autres chercheurs comme des symboles chrétiens et dont le sens reste inconnu.
Moyen Âge et Ancien régime :
➵ La première mention écrite du fief de la Roque Alric remonte à 1253, dans un manuscrit d’hommage de Raymond D’Agoult, seigneur de Beaumes, Durban et La Roque Alric, à son suzerain le comte de Poitiers et de Toulouse21. La Roque Alric est mentionné dans cet acte comme un castrum et une villa, village perché et fortifié. En 1271, le fief de La Roque Alric est rattaché, comme tout le Comtat Venaissin, à l'autorité du Pape, représentée par un recteur siégeant à Carpentras, et un vice-légat siégeant à Avignon.
➵ Le fief de La Roque passe ensuite entre les mains de différentes familles, selon les vicissitudes des héritages, des mariages et des ventes : Raymond d’Agoult vend en 1288 le fief aux Mormoiron, le fief est ensuite réuni à la maison de Venasque en 1421, puis à la famille des De Raymond de Modène en 1480, aux De Chaza en 1561. En 1613, il est vendu à la famille Raffélis de Tertulle, puis transmis en 1650 à la famille de Tertulle de Labaume Pluvinel.
➵ Les seigneurs mirent en fermage leur domaine foncier de La Roque et cédèrent le reste des terres cultivables à des ménagers, paysans tenanciers qui payaient annuellement le cens. Les tenanciers avaient l’obligation d’utiliser le moulin à huile, situé à l'entrée du village et le moulin à blé banal, moyennant paiement d’une redevance. La paroisse avait pour prieur le chanoine sacristain de Saint -Siffrein de Carpentras, qui percevait la dîme sur les agneaux, les grains, et le vin, une partie de cette dîme servant à payer la portion congrue du curé.
Période révolutionnaire :
➵ En 1791, les villageois de La Roque Alric s'associent à ceux du Barroux et de Saint-Hippolyte-le-Graveyron pour envoyer à l’Assemblée Électorale de Vaucluse des représentants favorables au rattachement du Comtat Venaissin à la France. Cette assemblée vote en majorité pour le rattachement, qui est proclamé à Paris par l’Assemblée Nationale le 14 septembre 1791. Le village est tout d’abord rattaché au département de la Drôme (comme tout le district de Carpentras), puis au département de Vaucluse créé le 25 juin 1793.
➵ En 1792, la maison seigneuriale est mise à sac, comme dans d'autres villages de la région, et le petit village contribue lui aussi à l’effort de guerre en répondant aux réquisitions d’hommes, de fusils et de grains.
Période contemporaine :
➵ L'école est installée au village en 1842, et la classe a lieu dans un local situé au-dessus du four à pain communal. En 1899 l'école est enfin construite.
➵ Chaque famille élevait des vers à soie dans les chambrées : la sériciculture fut pratiquée jusque dans les années 1930, et les quelques mûriers qui subsistent dans le village témoignent de cette époque.
➵ Les villageois mettent en place différentes solutions pour capter les eaux de pluie, ainsi que les sources et les eaux filtrantes aux alentours du village et à Roubiol : citernes, puits, mines à eau (tunes), et une fontaine publique est construite au village en 1856.
➵ Au XIXème siècle, alors que la plaine du Comtat voit son agriculture se diversifier et se tourner vers le commerce, grâce à la construction du canal de Carpentras, les quelques villages du massif des Dentelles continuent à vivre d’une agriculture de subsistance, autour du blé, de l’huile d’olive, de la vigne et de petits élevages ovins. Le moulin à huile fonctionne jusqu'à la fin du xixe siècle.
➵ En 1854,le village, qui compte plus de 150 habitants , subit ensuite les crises agricoles provoquées par le phylloxéra et par les maladies du ver à soie, et voit sa population décroître en raison de l'exode rural.
➵ Lors de la guerre de 1914-1918, dix villageois sont mobilisés, et La Roque Alric est l'un des rares villages du Vaucluse à ne compter aucun soldat tué, ce qui explique l'absence de monument aux morts.
➵ Dans la première moitié du XXème siècle le village abandonne l’agriculture traditionnelle et s'engage dans la culture des abricotiers et de la vigne. Le classement du vignoble de La Roque Alric en AOC beaumes-de-venise, et AOC ventoux, puis le gel des oliviers en 1956, orientèrent ensuite l'activité agricole vers la monoculture de la vigne.
Source : Wikipedia
Diaporama
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