Le château de Tours
Le Château de Tours
Antiquité :
➵ Il s’adosse à l’enceinte gallo-romaine construite au milieu du IVème siècle pour protéger la cité antique de Caesarodunum. Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques menées dans les années 1970 révèlent la présence de constructions publiques et privées qui se succèdent depuis le milieu du Ier siècle.
➵ Pendant plus de deux cents ans, le site abrite des thermes publics sur une superficie de plus de 2000 m2. Ils possédaient vraisemblablement un accès direct à la berge du fleuve. Les fouilles attestent une très grande salle sur hypocauste (système de chauffage par le sol utilisé dans les thermes romains) de plus de dix mètres de longueur.
➵ L’utilisation des thermes s’est arrêtée vers 300 au moment de la construction de l’angle nord-ouest du rempart. Le mur d’enceinte se caractérise par des fondations de 3 à 5 mètres constituées de gros blocs calcaires de remploi avec une base en grand appareil, large de 4,20 à 4,50 mètres et une élévation composée de deux murs de parement entre lesquels se trouve un blocage de pierre et de mortier.
➵ À la même époque, la remise en état de certains bâtiments balnéaires permet de rétablir la fonction thermale du site durant une cinquantaine d’années. Enfin, au Vème siècle, les bâtiments sont transformés en habitations. L’archéologie révèle plusieurs constructions successives en bois et la présence.
Moyen âge :
➵ Depuis le IXème siècle, les comtes de Blois gouvernant la cité, le comte Eudes II construit un pont pour franchir la Loire en 1034. Il était situé à quelques mètres en aval de l’actuel pont de Fil.
➵ Dix ans plus tard, la Touraine tombe aux mains des comtes d’Anjou et Geoffroy II Martel (1044-1060) édifie une résidence comtale sur le mur nord-ouest de la fortification du Bas-Empire, face au pont d’Eudes. L’ensemble monumental est composé d’un grand bâtiment quadrangulaire long de 28 mètres et mesurant 8 mètres de largeur. Il est surmonté d’un étage et flanqué d’un donjon carré de 6 m sur 6 dans l’angle sud-est. Au deuxième niveau se trouve une grande salle d’apparat tandis que les cuisines, réserves et puits se situent au rez-de-chaussée. Les trois ou quatre étages du donjon étaient probablement utilisés comme appartements privés, salle du trésor et chapelle.
➵ C’est le prévôt, second du comte, qui occupait la résidence pour accomplir sa charge. La résidence comtale représentait le pouvoir politique et administratif du seigneur auquel la ville était rattachée.
Image extrait du site du Château de Tours
Le château Royal :
➵ En 1214, la Touraine revient ainsi au domaine royal.
➵ Entre 1270 et 1280, sous le règne de Philippe III, un château formant un quadrilatère irrégulier avec quatre tours circulaires dans les angles, est dès lors construit autour de l’ancienne demeure comtale et son donjon. Parmi les quatre tours d’origine, deux subsistent encore aujourd’hui aux angles Nord Est et Sud-Est. La première est surnommée tour de Guise depuis l’évasion du duc Charles Ier de Guise le 15 août 1591.
➵ Complété en 1356 par la création de l’enceinte fortifiée dite La Clouaison, qui réunit deux pôles auparavant séparés : la Cité et Châteauneuf, l’édifice s’inscrit pleinement dans le réseau défensif de la ville.
➵ Le château devient le théâtre d’événements royaux : les fiançailles de Charles VII et Marie d’Anjou y sont célébrées en 1413, tout comme le mariage de Louis XI avec Marguerite d’Écosse en 1436. À la fin du XVème siècle, le château de Tours est abandonné par les rois qui lui préfèrent des demeures plus prestigieuses en Val de Loire puis à Paris.
➵ A la fin du XVIIIème siècle, il est progressivement démantelé et les pierres sont utilisées pour l’aménagement des quais de Loire et la construction du logis de Mars (bâtiment de caserne entre les deux tours).
Source : Le château de Tours
Diaporama
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