Le Château de Tours
Le Centre d'exposition du Château de Tours est devenu un lieu culturel incontournable de la ville et de la région Centre-Val de Loire, particulièrement réputé pour sa programmation dédiée à l'image, à la photographie et à l'art contemporain.
Voici ses principales caractéristiques en tant que pôle culturel :
Un emplacement privilégié : situé entre la Loire et la cathédrale Saint-Gatien, ce vestige historique (l'ancien château des dukes de Touraine) a été réhabilité pour s'ouvrir à la création artistique tout en conservant son cachet patrimonial.
Le partenariat avec le Jeu de Paume : c'est l'un des piliers majeurs de son identité culturelle. Depuis 2010, le château collabore avec le musée parisien du Jeu de Paume pour présenter chaque année plusieurs expositions d'envergure nationale et internationale consacrées à la photographie. Cela permet d'accueillir des artistes reconnus, des lauréats de prix prestigieux (comme le Prix Niépce) ou des figures de la scène contemporaine (comme Ed Alcock ou Laila Hida).
Une programmation éclectique et municipale : en plus des expositions du Jeu de Paume, la Ville de Tours y produit ses propres projets originaux. Le centre propose ainsi une dizaine d'expositions par an qui ratissent large : de la photographie à la peinture, en passant par les installations, la sculpture, la gravure, ou encore des rétrospectives liées aux cultures urbaines (comme le hip-hop).
Des espaces sur plusieurs niveaux : Exploité sur plusieurs niveaux (rez-de-chaussée et étages), le lieu permet de faire cohabiter différentes propositions artistiques en parallèle, offrant ainsi aux visiteurs une traversée riche à travers les écritures visuelles d'hier et d'aujourd'hui.
Voici ses principales caractéristiques en tant que pôle culturel :
Un emplacement privilégié : situé entre la Loire et la cathédrale Saint-Gatien, ce vestige historique (l'ancien château des dukes de Touraine) a été réhabilité pour s'ouvrir à la création artistique tout en conservant son cachet patrimonial.
Le partenariat avec le Jeu de Paume : c'est l'un des piliers majeurs de son identité culturelle. Depuis 2010, le château collabore avec le musée parisien du Jeu de Paume pour présenter chaque année plusieurs expositions d'envergure nationale et internationale consacrées à la photographie. Cela permet d'accueillir des artistes reconnus, des lauréats de prix prestigieux (comme le Prix Niépce) ou des figures de la scène contemporaine (comme Ed Alcock ou Laila Hida).
Une programmation éclectique et municipale : en plus des expositions du Jeu de Paume, la Ville de Tours y produit ses propres projets originaux. Le centre propose ainsi une dizaine d'expositions par an qui ratissent large : de la photographie à la peinture, en passant par les installations, la sculpture, la gravure, ou encore des rétrospectives liées aux cultures urbaines (comme le hip-hop).
Des espaces sur plusieurs niveaux : Exploité sur plusieurs niveaux (rez-de-chaussée et étages), le lieu permet de faire cohabiter différentes propositions artistiques en parallèle, offrant ainsi aux visiteurs une traversée riche à travers les écritures visuelles d'hier et d'aujourd'hui.
Un peu d'Histoire :
Antiquité :
➵ Il s’adosse à l’enceinte gallo-romaine construite au milieu du IVème siècle pour protéger la cité antique de Caesarodunum. Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques menées dans les années 1970 révèlent la présence de constructions publiques et privées qui se succèdent depuis le milieu du Ier siècle.
➵ Pendant plus de deux cents ans, le site abrite des thermes publics sur une superficie de plus de 2000 m2. Ils possédaient vraisemblablement un accès direct à la berge du fleuve. Les fouilles attestent une très grande salle sur hypocauste (système de chauffage par le sol utilisé dans les thermes romains) de plus de dix mètres de longueur.
➵ L’utilisation des thermes s’est arrêtée vers 300 au moment de la construction de l’angle nord-ouest du rempart. Le mur d’enceinte se caractérise par des fondations de 3 à 5 mètres constituées de gros blocs calcaires de remploi avec une base en grand appareil, large de 4,20 à 4,50 mètres et une élévation composée de deux murs de parement entre lesquels se trouve un blocage de pierre et de mortier.
➵ À la même époque, la remise en état de certains bâtiments balnéaires permet de rétablir la fonction thermale du site durant une cinquantaine d’années. Enfin, au Vème siècle, les bâtiments sont transformés en habitations. L’archéologie révèle plusieurs constructions successives en bois et la présence.
➵ Pendant plus de deux cents ans, le site abrite des thermes publics sur une superficie de plus de 2000 m2. Ils possédaient vraisemblablement un accès direct à la berge du fleuve. Les fouilles attestent une très grande salle sur hypocauste (système de chauffage par le sol utilisé dans les thermes romains) de plus de dix mètres de longueur.
➵ L’utilisation des thermes s’est arrêtée vers 300 au moment de la construction de l’angle nord-ouest du rempart. Le mur d’enceinte se caractérise par des fondations de 3 à 5 mètres constituées de gros blocs calcaires de remploi avec une base en grand appareil, large de 4,20 à 4,50 mètres et une élévation composée de deux murs de parement entre lesquels se trouve un blocage de pierre et de mortier.
➵ À la même époque, la remise en état de certains bâtiments balnéaires permet de rétablir la fonction thermale du site durant une cinquantaine d’années. Enfin, au Vème siècle, les bâtiments sont transformés en habitations. L’archéologie révèle plusieurs constructions successives en bois et la présence.
Moyen âge :
➵ Depuis le IXème siècle, les comtes de Blois gouvernant la cité, le comte Eudes II construit un pont pour franchir la Loire en 1034. Il était situé à quelques mètres en aval de l’actuel pont de Fil.
➵ Dix ans plus tard, la Touraine tombe aux mains des comtes d’Anjou et Geoffroy II Martel (1044-1060) édifie une résidence comtale sur le mur nord-ouest de la fortification du Bas-Empire, face au pont d’Eudes. L’ensemble monumental est composé d’un grand bâtiment quadrangulaire long de 28 mètres et mesurant 8 mètres de largeur. Il est surmonté d’un étage et flanqué d’un donjon carré de 6 m sur 6 dans l’angle sud-est. Au deuxième niveau se trouve une grande salle d’apparat tandis que les cuisines, réserves et puits se situent au rez-de-chaussée. Les trois ou quatre étages du donjon étaient probablement utilisés comme appartements privés, salle du trésor et chapelle.
➵ C’est le prévôt, second du comte, qui occupait la résidence pour accomplir sa charge. La résidence comtale représentait le pouvoir politique et administratif du seigneur auquel la ville était rattachée.
➵ Dix ans plus tard, la Touraine tombe aux mains des comtes d’Anjou et Geoffroy II Martel (1044-1060) édifie une résidence comtale sur le mur nord-ouest de la fortification du Bas-Empire, face au pont d’Eudes. L’ensemble monumental est composé d’un grand bâtiment quadrangulaire long de 28 mètres et mesurant 8 mètres de largeur. Il est surmonté d’un étage et flanqué d’un donjon carré de 6 m sur 6 dans l’angle sud-est. Au deuxième niveau se trouve une grande salle d’apparat tandis que les cuisines, réserves et puits se situent au rez-de-chaussée. Les trois ou quatre étages du donjon étaient probablement utilisés comme appartements privés, salle du trésor et chapelle.
➵ C’est le prévôt, second du comte, qui occupait la résidence pour accomplir sa charge. La résidence comtale représentait le pouvoir politique et administratif du seigneur auquel la ville était rattachée.
Quelques restes à l'intérieur du château
Le château Royal :
Gravure sur cuivre extraite de "Topographie Française" de Claude Chastillon publiée entre 1644 et 1648.
➵ En 1214, la Touraine revient ainsi au domaine royal.
➵ Entre 1270 et 1280, sous le règne de Philippe III, un château formant un quadrilatère irrégulier avec quatre tours circulaires dans les angles, est dès lors construit autour de l’ancienne demeure comtale et son donjon. Parmi les quatre tours d’origine, deux subsistent encore aujourd’hui aux angles Nord Est et Sud-Est. La première est surnommée tour de Guise depuis l’évasion du duc Charles Ier de Guise le 15 août 1591.
➵ Complété en 1356 par la création de l’enceinte fortifiée dite La Clouaison, qui réunit deux pôles auparavant séparés : la Cité et Châteauneuf, l’édifice s’inscrit pleinement dans le réseau défensif de la ville.
➵ Le château devient le théâtre d’événements royaux : les fiançailles de Charles VII et Marie d’Anjou y sont célébrées en 1413, tout comme le mariage de Louis XI avec Marguerite d’Écosse en 1436. À la fin du XVème siècle, le château de Tours est abandonné par les rois qui lui préfèrent des demeures plus prestigieuses en Val de Loire puis à Paris.
➵ A la fin du XVIIIème siècle, il est progressivement démantelé et les pierres sont utilisées pour l’aménagement des quais de Loire et la construction du logis de Mars (bâtiment de caserne entre les deux tours).
➵ Entre 1270 et 1280, sous le règne de Philippe III, un château formant un quadrilatère irrégulier avec quatre tours circulaires dans les angles, est dès lors construit autour de l’ancienne demeure comtale et son donjon. Parmi les quatre tours d’origine, deux subsistent encore aujourd’hui aux angles Nord Est et Sud-Est. La première est surnommée tour de Guise depuis l’évasion du duc Charles Ier de Guise le 15 août 1591.
➵ Complété en 1356 par la création de l’enceinte fortifiée dite La Clouaison, qui réunit deux pôles auparavant séparés : la Cité et Châteauneuf, l’édifice s’inscrit pleinement dans le réseau défensif de la ville.
➵ Le château devient le théâtre d’événements royaux : les fiançailles de Charles VII et Marie d’Anjou y sont célébrées en 1413, tout comme le mariage de Louis XI avec Marguerite d’Écosse en 1436. À la fin du XVème siècle, le château de Tours est abandonné par les rois qui lui préfèrent des demeures plus prestigieuses en Val de Loire puis à Paris.
➵ A la fin du XVIIIème siècle, il est progressivement démantelé et les pierres sont utilisées pour l’aménagement des quais de Loire et la construction du logis de Mars (bâtiment de caserne entre les deux tours).
Source : Le château de Tours
Diaporama
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