Le Village de Piégon

Le Village de Piégon

Il se situe à l'est de Mirabel les Baronnies

  •  ➵ Un peu d'Histoire :
    1.  ➵ Au début des années 1980, René Gras et René Enguent repèrent, sur le site de la colline de La Garenne, les traces d'un probable atelier de taille de silex. Ils réalisèrent un sondage archéologique sur le versant occidental de la colline de Fontatières qui leur permit de découvrir les traces d'un four de la période néolithique
    2.  ➵ Du vieux village (situé sur les hauteurs) il ne reste plus grand chose, on peut imaginer les quarante maisons qui y étaient mentionnées au XIXè s. En revanche, de l’église écroulée, se voient encore le plan et le clocher carré. Sur son porche couvert, bien conservé, se lit la date d’une restauration, 1782. En contrebas, l’une des plus belles chapelles d’art roman provençale de la région, jouxtant le cimetière, Notre-Dame de Cadenet.
    3.  ➵ Des villae se développent sur le territoire de Piégon. Leurs traces ont été repérées dans les quartiers du Jas, de Grange Neuve, de Grande Basse ou du Haut Lauzon. De petits autels votifs ont également été retrouvés le long de la D 538

  •  ➵ Du Moyen Âge à la Révolution :
    1.  ➵ Au point de vue féodal, Piégon était une terre du fief des barons de Montauban (puis d'Alphonse de Poitiers (1220-1271), frère de Louis IX).
    2.  ➵ 1276: possession d'une famille du même nom.
    3.  ➵ 1330 et 1338 : possession de plusieurs co-seigneurs. La terre passe aux dauphins. Inféodée aux Bésignan. Vendue presque aussitôt aux Venterol.
    4.  ➵ 1363 : passe (par héritage) aux Eschaffin.
    5.  ➵ 1373 : passe par mariage aux d'Alauzon.
    6.  ➵ 1424 : passe aux Diez.
    7.  ➵ Avant 1540 : passe aux Planchette.
    8.  ➵ 1595 : vendue aux d'Agoult de Bonneval.
    9.  ➵ 1738 : passe (par mariage) aux Trémolet de Montpezat.
    10.  ➵ 1780 : passe aux Tertulle-Bucelly, derniers seigneurs.
    11.  ➵ Le village de Piégon se développe à l'ouest et en contrebas d'un château fondé au xie siècle sur le sommet de la colline. Deux rues desservent une cinquantaine de maisons, entourées de murailles. Une seule porte, au nord, permet d'accéder au village et au château. La possession du château permet le contrôle de la principale route allant de Nyons à Buis-les-Baronnies.
    12.  ➵ Entre 1165 et 1219 : certains membres d'une famille de Podio Guigonis, alliés aux Artellar (des environs de Sahune), aux Humbert (de Rochebrune) ou aux Cairanne, assistent à plusieurs donations à la commanderie de Roaix.
    13.  ➵ Début XIIIème siècle, le fief appartient aux Mondragon-Montauban qui dominent la région de Nyons[réf. nécessaire].
    14.  ➵ 1315 : la terre est intégrée au Dauphiné.
    15.  ➵ 1349 : elle passe au royaume de France.
    16.  ➵ Début XIVème siècle : existence d'une châtellenie.
    17.  ➵ Le village, en partie abandonné dans la fin du Moyen Âge, est réoccupé au XVIème siècle. Il concentre, jusqu’au début du XVIème siècle, l'essentiel de la population et des activités économiques de la seigneurie puis de la commune.
    18.  ➵ XVIème : destruction de l'église du village (anciennement église castrale dédiée à saint Pierre.
    19.  ➵ À partir du XVIème siècle, les seigneurs disposent du moulin à huile et prélèvent un pourcentage important de la presse de l'huile d'olive.
    20.  ➵ Début XVIIème siècle : la chapelle Notre-Dame-de-Cadenet devient église paroissiale.
    21.  ➵ 1675 : constitution de deux seigneuries indépendantes, toutes deux situées sur le territoire de la commune : Piégon qui regroupe l'essentiel des droits et des terres et qui restent possession des Agoult.Le Pontillard, autour d'une bâtie noble installée à proximité d'un antique passage entre Nyons et Vaison et qui revient aux Planchette.
    22.  ➵ 1747 : tentatives d'émancipation et résistance de la population face au nouveau seigneur de Piégon, le duc de Montpezat, époux d'une Agoult.
    23.  ➵ Avant 1790, Piégon était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Vaison, dont l'église, dite de Notre-Dame-de-Cadenet, était celle d'un prieuré séculier, dépendant du chapitre cathédral de Vaison et dont les dîmes appartenaient au prieur, qui présentait à la cure.

  • De la Révolution à nos jours :
    1.  ➵ En 1790, la commune est comprise dans le canton de Mirabel. La réorganisation de l'an VIII la place dans le canton de Nyons.
    2.  ➵ Les propriétés du seigneur, devenues biens nationaux, sont l'objet de discordes entre des spéculateurs extérieurs à la commune et la population qui comptait récupérer les plus belles terres.
    3.  ➵ Jusqu'à la Restauration, le village est réfractaire aux tentatives de normalisation, notamment religieuses, entamées sous l'Empire. À partir des années 1830, les oppositions semblent s'atténuer. La commune est dominée par deux familles qui possèdent les domaines agricoles les plus importants et qui occuperont tour à tour le poste de maire.
    4.  ➵ En 1870, Piégon bascule dans le camp républicain, voire radical. À partir de cette date, et jusque dans les années 1970, elle est une des communes les plus à gauche du canton de Nyons.
    5.  ➵ Le village est progressivement abandonné à partir des années 1880, et définitivement, au milieu des années 1930, après des menaces d'écroulement de la mairie et de l'école. Une nouvelle mairie-école est construite en contrebas de la butte du village et à l'ouest de l'église Notre-Dame-de-Cadenet.
Source : Wikipedia

La Belle Vendangeuse : sculpture monumentale de J.P Echenberger, un buste de femme sculpté dans une colline de safre.

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