Le village de Venterol
Le village de Venterol
- Au temps antiques :
- ➵ Le territoire de la commune se trouve sur une voie de communication importante entre Vaison, Nyons et Le Pègue (Pagus Aletanus) célèbre pour son oppidum. Novézan serait une ancienne station romaine.
- ➵ Présence romaine : tuiles jonchant le sol dans de nombreux quartiers, découverte (fin XIXème siècle d'une stèle représentant la déesse Hygie, nombreuses pièces romaines des IIIème et IVème siècles.
- ➵ Un sanctuaire religieux est attesté à l'ouest du hameau de Novézan.
- Du Moyen Âge à la Révolution :
- ➵ Au point de vue féodal, les paroisses de Venterol et de Novézan formaient chacune une terre (ou seigneurie) distincte. Celle de Venterol, en particulier, était du fief des barons de Montauban.
- ➵ 1276 : la terre de Venterol appartient à une famille de son nom. Vers 1283, elle est acquise par l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
- ➵ Fin XVème siècle : elle passe aux Eurre, encore seigneurs en 1700.
- ➵ En 1789, la seigneurie est la possession des Armand de Blacons.
- ➵ xiie siècle : les seigneurs de Montauban couvrent leur territoire de châteaux et de donjons, c'est l'époque où les Baronnies connaissent une très grande indépendance vis-à-vis du pouvoir impérial. Le château de Venterol et le château Ratier sont alors construits[réf. nécessaire].
- ➵ XIVème siècle : Venterol est une frontière. Elle dépend du Dauphiné puis du royaume de France, alors que les communes voisines de Teyssières, Aubres, Rousset-les-Vignes, Saint-Pantaléon-les-Vignes et Valréas dépendent du pape ou du comte de Provence. Cette situation durera jusqu'en 1791 avec le rattachement du Comtat Venaissin à la France. La présence d'une frontière implique des contraintes (corvée pour sa surveillance, zone directement touchée en cas de conflit) et des avantages liés au commerce licite ou illicite[réf. nécessaire].
- ➵ XVIème siècle : la communauté de Venterol n’est pas épargnée par les guerres de Religion. Entre 1562 et 1598, les combats, menés principalement par le baron des Adrets, Dupuy Montbrun, le comte de Suze et René de Gouvernet sont particulièrement meurtriers. Les pillages, les massacres, et les destructions de récoltes sèment la misère parmi la population. Venterol est à majorité catholique alors que la ville de Nyons, sa puissante voisine, est protestante.
- ➵ XVIIème siècle : période d'apaisement jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Dès lors, la minorité protestante (20 % de la population environ) doit vivre sa foi dans la clandestinité et la persécution. Certains Venterolais émigrent (Suisse, Piémont, Hollande)[réf. nécessaire]. Les édifices publics sont réparés : églises de Venterol et de Novézan, chapelle Sainte-Perpétue, beffroi (avec son campanile). En revanche, le temple (construit près de Château Ratier sous le roi Henri IV) est totalement rasé.
- ➵ 1709 : le gel du siècle détruit les oliviers, privant la population de son principal revenu. L'huile d’olive de Venterol était commercialisée par des voituriers jusqu'à Lyon.
- ➵ Avant 1790, Venterol était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Saint-Paul-Trois-Châteaux et du bailliage de Buis-les-Baronnies. Cette communauté formait deux paroisses du diocèse de Vaison : Venterol et Novézan. Dans la paroisse de Venterol, l'église, dédiée à la Vierge Marie, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin (congrégation de Saint-Ruf). Son titulaire avait la collation de la cure et les dîmes de la paroisse.
Source : Wikipedia
Diaporama
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