Passer domesticus

Le Moineau domestique

Vu dans la plaine entre Fondette et Luynes
malheureusement il a été mordu par une Tique
  • Taille/poids : longueur 15 cm, envergure 25 cm, poids moyen 30 g.
  • Description : connu de tous, le "piaf" est si commun en milieu urbanisé et si peu farouche que le passant ne daigne même plus le regarder, excepté lorsqu'il a quelques miettes à lui lancer. Pourtant, cette petite boule de plumes sautillante, robuste et effrontée mérite notre attention.
     Le Moineau domestique présente un net dimorphisme sexuel. Le mâle adulte a un plumage sobre mais quand même assez haut en couleur quand on le regarde bien. La tête est remarquable, avec la calotte grise, la nuque châtaine, les joues blanc sale et la gorge noire se prolongeant en bavette sur la poitrine. L'œil sombre est inclus dans une zone lorale noire qui se poursuit par dessous tandis qu'un petit trait blanc supraloral est fréquent dans la sous-espèce domesticus. Le dessus présente des teintes chaudes, marron et chamois, avec des stries noirâtres longitudinales. L'extrémité blanche des couvertures moyennes forme une petite barre alaire. Le gris clair du dos et du croupion ne se voit que lorsque les ailes les découvrent, donc surtout à l'envol. Les rectrices sont brun-gris et bordées de beige. Les parties inférieures sont blanchâtres, teintées de crème ou de gris suivant les endroits.
     Le bec fort et conique est noir. Les pattes sont roses.
     La femelle adulte a un plumage plus discret, dépourvu des teintes chaudes du mâle. Les parties supérieures, tête comprise, apparaissent brunes, chamois clair ou beige. Le manteau est strié en long de noirâtre. La barre alaire blanche est plus fine. Le dos et le croupion bruns ne contrastent pas. La tête brune se caractérise par un sourcil pâle qui va de l'œil aux côtés de la nuque. Le bec est brunâtre, avec souvent du jaune à la base de la mandibule inférieure. Les parties inférieures sont identiques à celles du mâle mais paraissent souvent légèrement striées de sombre.
     Le juvénile est très semblable à la femelle, mais avec des caractères atténués, bec plus pâle, rosâtre, sourcil moins net, barre alaire peu ou pas visible, et dans le premier âge, plumage neuf et commissure buccale jaune apparente. Les 12 sous-espèces reconnues ne diffèrent que par des détails de plumage.
  • Comportement : sédentaire et grégaire. Il est probablement l'espèce la plus casanière d'Europe de l'Ouest. Un Moineau domestique né dans un village a toutes les chances d'y passer toute sa vie et il y est visible en toutes saisons. De plus, il recherche toujours la compagnie d'autres individus de l'espèce. Il niche volontiers en colonies lâches et en période inter-nuptiale, il forme des groupes souvent importants qui peuvent être monospécifiques mais aussi mixtes avec son congénère le friquet. Ils recherchent ensemble leur nourriture, s'exposent ensemble aux rayons solaires en procédant à leur toilette.
     La moindre alerte, par exemple lorsque surgit l'épervier, ils se réfugient tous vivement dans les ligneux denses les plus proches. Ils passent la nuit dans des dortoirs communs qui peuvent rassembler plusieurs centaines d'oiseaux, serrés les uns contre les autres et donnant de la voix avant la nuit.
     Souvent commensal de l'homme, il peut dépendre de lui assez étroitement en fréquentant par exemple les poulaillers où il trouve des graines à sa convenance ou encore les postes de nourrissage hivernal pour les mêmes raisons. Il se nourrit principalement sur le sol, en sautillant et en agitant nerveusement la queue.
    La parade nuptiale est spectaculaire. Plusieurs mâles se rassemblent en criant autour d'une même femelle, le bec pointé vers le ciel, la poitrine bombée, les ailes entrouvertes tombant jusqu'au sol, la queue déployée et dressée. La femelle leur répond par des coups de bec et ils s'envolent. Ces parades finissent souvent en batailles entre mâles, même en l'absence de femelle. Ils sont néanmoins monogames et s'apparient pour la saison.
     Le Moineau domestique se révèle parfois indésirable dans les jardins en s'attaquant aux graines semées et en train de germer, à certaines fructifications comme les jeunes petit pois en gousse, à certains fruits.
  • On voit bien la Toique dans le cou
  • Vol : le Moineau domestique a un vol puissant, rapide et direct. Les battements sont interrompus par de brefs instants où les ailes sont collées au corps, mais le vol n'en devient pas pour autant onduleux comme chez les fringilles.
  • Chant : pour écouter son chant
  • Habitat : il vit pratiquement partout où l'homme est présent et a construit des bâtiments, villes et villages, hameaux, fermes isolées, dans des conditions environnementales acceptables pour lui. Il lui faut un minimum de surfaces végétalisées où il pourra trouver sa nourriture, les matériaux du nid, se réfugier en cas de danger, etc. Il est absent de tous les milieux forestiers fermés ainsi que des endroits trop désertiques. Une forme d'idéal pour lui est le village rural traditionnel, entouré de zones agricoles à culture extensive et possédant en son sein ou dans son environnement immédiat jardins, vergers, haies, potagers, poulaillers, tas de fumier et de compost,... Il peut là côtoyer son congénère, le Moineau friquet. Très localement en marge de l'aire, on peut trouver de petites colonies déconnectées de l'habitat humain, par exemple dans la péninsule arabique, et nichant en milieu arboricole.
  • Reproduction : dès la fin de l'hiver, au mois de mars, débute la période de reproduction du Moineau domestique. On assiste alors aux parades nuptiales décrites plus haut, au choix du site de reproduction que le mâle va défendre vigoureusement de la voix. L'espèce est plus ou moins cavernicole. Le nid est placé dans une cavité dans les endroits les plus variés, mais toujours à hauteur respectable pour éviter les pillages. C'est une construction en boule, volumineuse, assez lâche et inconsistante, à ouverture latérale. Il est fait d'éléments végétaux (feuilles sèches, en particulier les tiges et les feuilles linéaires des graminées, tigelles et radicelles) et consolidé par des plumes et du crin.
     Il est le plus souvent placé sous un toit, dans l'espace laissé entre les Tuiles et le mur, à condition qu'une certaine vétusté se soit installée permettant l'accès. Une anfractuosité dans un mur ou une falaise peut lui convenir également. Il apprécie aussi les façades couvertes d'un lierre épais très protecteur. Il peut occuper également certains nichoirs ou alors les nids de l'Hirondelle de fenêtre dont il n'hésite pas à expulser les locataires. Il s'est adapté récemment aux lampadaires modernes en nichant derrière l'ampoule, comme le fait aussi l'Étourneau sansonnet. Dans le sud de son aire, une nidification arboricole non cavernicole n'est pas rare. Le nid est alors porté par une fourche d'arbre ou d'arbuste.
     La femelle pond 2 à 8 œufs, en moyenne 4 à 5, de 22 X 15 mm, que les deux parents couvent durant 11 à 14 jours. Les jeunes sont nourris au nid pendant une quinzaine de jours d'abord de larves et d'insectes auxquels s'ajoutent plus tard des graines ramollies dans le jabot des parents. Deux semaines après l'envol, les adultes peuvent entamer une seconde nichée qui sera suivie d'une troisième, voire d'une quatrième dans le meilleur des cas, mais il y a alors beaucoup d'échecs.
  • Répartition :
Source : Oiseaux.net

Nomenclature
Ordre : Passeriformes
Sous-Ordre : Passeri
Infra-Ordre : Passerides
Parv-Ordre : Passerida
Super-Famille : Ploceoidea
Famille : Passeridae
Genre : Passer
Espèce : Passer domesticus Linnaeus