Château de Chenonceau
Le Château de Chenonceau
Le Château
L'histoire du château est marquée par les femmes qui en sont les propriétaires et les bâtisseuses, d'où son surnom de "château des Dames"i.
Une pièce du château est également dédiée aux filles et belles-filles de Catherine de Médicis, la chambre des Cinq Reines : Marie Stuart, Marguerite de France, Louise de Lorraine, Élisabeth d'Autriche et Élisabeth de France.
Un peu d'Histoire
XIIIème siècle : premier château édifié à Chenonceau ainsi qu'un moulin fortifié datant de 1230, date à laquelle la seigneurie de Chenonceau est aux mains de la famille Marques, originaire d'Auvergne ou de la Marche. Il en reste la Tour éponyme.
1513 à 1521 : Thomas Bohier et Katherine Briçonnet, so épouse, reprenne le château, ils rasent l’ancien château des Marques. La plate-forme d’origine est gardée mais ne devient qu’une esplanade d’accès au nouveau château. Ce nouveau logis est édifié sur les piles de l’ancien moulin. Des anciens bâtiments, ne restent que la tour des Marques et le puits attenant. Les travaux durent de 1513 à 1521. A la mort de T. Bohier, des fraudes financières sont mises à jour, le château est cédé au domaine royal. Ainsi, Chenonceau, propriété de la Couronne, devient résidence royale.
1535 : François Ier se trouve en possession d'une propriété à l'abandon. Contre toute attente, le roi n'entreprend pas de rénovation, ni construction ou décoration de Chenonceau.
1547 : François Ier meurt d'une septicémie à Rambouillet, le 31 mars 1547. Moins de trois mois après, son fils Henri II offre Chenonceau à sa favorite Diane de Poitiers. Elle confie à l'architecte Philibert Delorme, alors dans toute la faveur royale, le soin de construire un pont reliant le château à la rive gauche afin d'y créer de nouveaux jardins et d'accéder à de plus grandes chasses. Ce pont fait partie des plans originels des Bohier. Les travaux commencent au printemps 1556 et, après bien des vicissitudes, s'achèvent avant la fin de l'année 1559.
10 juillet 1559 : à la disparition d'Henri II, Catherine de Médicis contraint sa rivale Diane de Poitiers à restituer Chenonceau à la Couronne et à accepter en échange le château de Chaumont-sur-Loire, dominant la Loire, entre Blois et Amboise. Catherine décide l'embellissement de sa résidence des bords du Cher. Le parterre de Diane est modifié et Catherine de Médicis crée son propre jardin, en aval de la terrasse des Marques. La fontaine du Rocher voit le jour ainsi que le "jardin vert". Les travaux de construction des galeries sur le pont commencent en 1576, pour former un espace de réception unique au monde, et donnant au château son aspect actuel. De la même hauteur que le château des Bohier, ce nouvel édifice a une longueur de soixante mètres pour une largeur de six mètres et comporte dix-huit fenêtres dans sa totalité.
5 janvier 1589 : mort de Catherine de Médicis. Le 1er août suivant, le roi Henri III est assassiné à Saint-Cloud. Louise de Lorraine reçoit Chenonceau en héritage à la mort de son époux, le roi Henri III. Elle ne se remet pas de la disparition brutale de son mari assassiné en 1589 et fait de Chenonceau un lieu de recueillement. Louise de Lorraine revêt la couleur du deuil royal et devient la "Dame blanche de Chenonceau". Catherine de Médicis ayant laissé à son décès, en 1589, des dettes exorbitantes, les créanciers n'ont pas d'autre choix que de recourir à la Justice. Le 16 décembre 1593, la Chambre du Parlement décide l'affectation des biens hérités de Catherine de Médicis au paiement des créances. La reine Louise est poursuivie comme détentrice du domaine de Chenonceau, qui est saisi et mis en vente. Le 5 décembre 1597, Louise de Lorraine est condamnée à s'acquitter sans délai du "principal, des arrérages avec les dépens, dommages et intérêts". Louise de Lorraine est dans l'impossibilité de régler les fonds demandés. Menacée d'expulsion, elle est sauvée par une visite royale, celle d'Henri IV, accompagné de Gabrielle d'Estrées.
Mai 1598 : le roi, la belle Gabrielle et les Mercœur se rendent à Chenonceau. Gabrielle d'Estrées abandonne ses droits conclus avec les créanciers en 1597, au profit de Louise de Lorraine, en remerciement de son intervention. Louise négocie avec Hélie du Tillet le rachat du domaine aux mêmes conditions octroyées à la duchesse de Beaufort. Cependant, la reine douairière doit faire appel à son frère Philippe-Emmanuel pour payer l'acquisition. Le 15 octobre 1598, elle fait donation de Chenonceau à sa nièce Françoise et au duc de Vendôme, en conservant toutefois l'usufruit jusqu'à sa mort. L'acte est ratifié par le roi au mois de juillet de l'année suivante.
29 janvier 1601 : Louise de Lorraine disparaît, Chenonceau devient la propriété de César de Vendôme et son épouse, Françoise de Lorraine.
1594-1665 : avec César de Vendôme , le château de Chenonceau entre en léthargie. Le duc préfère celui d'Anet, hérité en même temps que celui du Val de Loire. Anet est plus proche de Paris et propice aux conspirations. De son côté, Chenonceau peut le cas échéant servir de retraite ou d'exil. Un an après la disparition de sa belle-mère, César de Vendôme prend donc possession de son domaine tourangeau au mois de septembre 1624. César veille à l'entretien du château, que ce soit les toitures ou les parcs.
Le 9 juin 1733 : Louis-Henri de Bourbon-Condé vend Chenonceau au fermier général Claude Dupin. Cette vente sort Chenonceau du cercle des princes de sang et le fait venir dans les mains d'un financier, ce qui revient à renouer avec les débuts de son histoire.
Le couple Dupin : va entreprendre de nombreux travaux et Chenonceau, laissé à l'abandon pendant cent ans, retrouve ainsi, grâce aux Dupin, sa splendeur d'antan. C'est à Louise Dupin que l'on attribue la différence d'orthographe entre le nom de la ville (Chenonceaux) et celui du château (Chenonceau)
Révolution française : Mme Dupin s'installe définitivement à Chenonceau, elle sauve la chapelle du château en permettant qu'elle soit transformée en resserre à bois. En 1795, les commissaires de la République se présentent et en ordonnent la saisie, à laquelle Mme Dupin s'oppose. Elle obtient de présenter sa défense juridique par un mémoire prouvant sa qualité de bien privé en exposant la teneur de tous les titres conservés dans le chartrier du château, datés d'avant le 1er février 1566 au 9 juin 1733, date d'achat par son époux. Ce texte reconnu valide, Mme Dupin n'est plus inquiétée dans la possession de Chenonceau, mais est soumise à l'emprunt forcé en 1796 et 1798.
21 novembre 1799 : mort de Louise Dupin à l'âge de quatre-vingt-treize ans dans sa chambre située au rez-de-chaussée sur la façade Ouest du château, aujourd'hui appelée chambre de François Ier. Louise Dupin est inhumée suivant ses dernières volontés dans le bois qui s'étend sur la rive gauche du Cher, dans l'axe de la galerie ; ses petits-neveux font ériger un haut sarcophage rectangulaire « à l'Antique » sur un important emmarchement, porté par de grosses pattes de lions, sculpté et gravé d'une épitaphe et d'inscriptions encore lisibles aujourd'hui mais recouvertes partiellement par des graffitis[.
En 1799 : François Vallet de Villeneuve (1777-1863), hérite du domaine, qui restera dans sa famille pendant soixante-cinq ans. Dans son ascendance figure Claude Dupin. Pendant leur absence au cours du Premier Empire, le couple confie la surveillance du château à Pierre, Fidèle Bretonneau (1778-1862). Médecin réputé, il s'installe comme simple officier de santé en 1801 à Chenonceaux, où il est nommé maire de 1803 à 1807. René de Villeneuve fait effectuer des réparations pour effacer le vandalisme sous la Révolution.
En 1840 : le château de Chenonceau figure parmi les châteaux classés de la Loire avec Chaumont, Blois, Chambord, Amboise, Beauregard et Chinon. Le 2 mai 1852, René Vallet de Villeneuve sollicite la protection juridique du château, afin que sa restauration soit prise en compte.
Avril 1864 : la famille de Villeneuve cède le château, les trois parcs, un moulin, des dépendances et 136 hectares de terres à Marguerite Wilson époue du médecin Eugène Pelouze. Mme Pelouze entreprend de 1865 à 1878 la "restaurationé du château et de son domaine pour une somme estimée à plus d'un million et demi de francs-or. Marguerite Wilson (épouse Pelouze) érige Chenonceau en Académie des Arts et des Lettres où elle accueille des écrivains, historiens, musiciens, peintres et sculpteurs. Les artistes reçoivent dans la somptueuse demeure, hospitalité, encouragement et travail.
Le frère de Mme Pelouze, Daniel Wilson prend la mesure des dépenses excessives et désordonnées de sa sœur aînée, mais aussi d'un héritage qui fond comme neige au soleil ; il la persuade d'entreprendre un périple en Asie. Aussitôt Marguerite Pelouze partie, Wilson, nouveau maître des lieux, vend les équipages, congédie la majeure partie de la domesticité et met fin à l'Académie des Artistes installée au domaine. De retour à Paris, le 27 septembre 1887 après quatorze mois d'absence, Mme Pelouze est mise devant le fait accompli. Elle reçoit néanmoins au château de Chenonceau, en octobre, le cheikh de Palmyre, qui l'avait accueillie lors de sa visite en Syrie. La châtelaine installe son hôte dans la chambre de François Ier. Au mois de décembre, l'illustre visiteur est encore en France, en villégiature à Antibes, dans la villa de Mme Pelouze. Les dettes s'accumulent.
Le 5 janvier 1889 : a lieu, à la barre du tribunal civil de Tours, la vente du château de Chenonceau. Le domaine est adjugé au Crédit foncier pour une somme de 410 000 francs.
1913 : Après être passé par plusieurs mains le château est vendu par adjudication à la famille Menier, leurs descendants en sont toujours propriétaires.
1914-18 : Lors de la Première Guerre Mondiale, loin des tranchées, Chenonceau connaît les douleurs de la guerre. Simonne Menier, infirmière major, administre l’hôpital installé dans les deux galeries du château, transformées et équipées au frais de sa famille (les chocolats Menier). Plus de 2000 blessés y seront soignés, jusqu’en 1919. Sa bravoure lui inspirera de nombreux actes de résistance durant la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945).
1513 à 1521 : Thomas Bohier et Katherine Briçonnet, so épouse, reprenne le château, ils rasent l’ancien château des Marques. La plate-forme d’origine est gardée mais ne devient qu’une esplanade d’accès au nouveau château. Ce nouveau logis est édifié sur les piles de l’ancien moulin. Des anciens bâtiments, ne restent que la tour des Marques et le puits attenant. Les travaux durent de 1513 à 1521. A la mort de T. Bohier, des fraudes financières sont mises à jour, le château est cédé au domaine royal. Ainsi, Chenonceau, propriété de la Couronne, devient résidence royale.
1535 : François Ier se trouve en possession d'une propriété à l'abandon. Contre toute attente, le roi n'entreprend pas de rénovation, ni construction ou décoration de Chenonceau.
1547 : François Ier meurt d'une septicémie à Rambouillet, le 31 mars 1547. Moins de trois mois après, son fils Henri II offre Chenonceau à sa favorite Diane de Poitiers. Elle confie à l'architecte Philibert Delorme, alors dans toute la faveur royale, le soin de construire un pont reliant le château à la rive gauche afin d'y créer de nouveaux jardins et d'accéder à de plus grandes chasses. Ce pont fait partie des plans originels des Bohier. Les travaux commencent au printemps 1556 et, après bien des vicissitudes, s'achèvent avant la fin de l'année 1559.
10 juillet 1559 : à la disparition d'Henri II, Catherine de Médicis contraint sa rivale Diane de Poitiers à restituer Chenonceau à la Couronne et à accepter en échange le château de Chaumont-sur-Loire, dominant la Loire, entre Blois et Amboise. Catherine décide l'embellissement de sa résidence des bords du Cher. Le parterre de Diane est modifié et Catherine de Médicis crée son propre jardin, en aval de la terrasse des Marques. La fontaine du Rocher voit le jour ainsi que le "jardin vert". Les travaux de construction des galeries sur le pont commencent en 1576, pour former un espace de réception unique au monde, et donnant au château son aspect actuel. De la même hauteur que le château des Bohier, ce nouvel édifice a une longueur de soixante mètres pour une largeur de six mètres et comporte dix-huit fenêtres dans sa totalité.
5 janvier 1589 : mort de Catherine de Médicis. Le 1er août suivant, le roi Henri III est assassiné à Saint-Cloud. Louise de Lorraine reçoit Chenonceau en héritage à la mort de son époux, le roi Henri III. Elle ne se remet pas de la disparition brutale de son mari assassiné en 1589 et fait de Chenonceau un lieu de recueillement. Louise de Lorraine revêt la couleur du deuil royal et devient la "Dame blanche de Chenonceau". Catherine de Médicis ayant laissé à son décès, en 1589, des dettes exorbitantes, les créanciers n'ont pas d'autre choix que de recourir à la Justice. Le 16 décembre 1593, la Chambre du Parlement décide l'affectation des biens hérités de Catherine de Médicis au paiement des créances. La reine Louise est poursuivie comme détentrice du domaine de Chenonceau, qui est saisi et mis en vente. Le 5 décembre 1597, Louise de Lorraine est condamnée à s'acquitter sans délai du "principal, des arrérages avec les dépens, dommages et intérêts". Louise de Lorraine est dans l'impossibilité de régler les fonds demandés. Menacée d'expulsion, elle est sauvée par une visite royale, celle d'Henri IV, accompagné de Gabrielle d'Estrées.
Mai 1598 : le roi, la belle Gabrielle et les Mercœur se rendent à Chenonceau. Gabrielle d'Estrées abandonne ses droits conclus avec les créanciers en 1597, au profit de Louise de Lorraine, en remerciement de son intervention. Louise négocie avec Hélie du Tillet le rachat du domaine aux mêmes conditions octroyées à la duchesse de Beaufort. Cependant, la reine douairière doit faire appel à son frère Philippe-Emmanuel pour payer l'acquisition. Le 15 octobre 1598, elle fait donation de Chenonceau à sa nièce Françoise et au duc de Vendôme, en conservant toutefois l'usufruit jusqu'à sa mort. L'acte est ratifié par le roi au mois de juillet de l'année suivante.
29 janvier 1601 : Louise de Lorraine disparaît, Chenonceau devient la propriété de César de Vendôme et son épouse, Françoise de Lorraine.
1594-1665 : avec César de Vendôme , le château de Chenonceau entre en léthargie. Le duc préfère celui d'Anet, hérité en même temps que celui du Val de Loire. Anet est plus proche de Paris et propice aux conspirations. De son côté, Chenonceau peut le cas échéant servir de retraite ou d'exil. Un an après la disparition de sa belle-mère, César de Vendôme prend donc possession de son domaine tourangeau au mois de septembre 1624. César veille à l'entretien du château, que ce soit les toitures ou les parcs.
Le 9 juin 1733 : Louis-Henri de Bourbon-Condé vend Chenonceau au fermier général Claude Dupin. Cette vente sort Chenonceau du cercle des princes de sang et le fait venir dans les mains d'un financier, ce qui revient à renouer avec les débuts de son histoire.
Le couple Dupin : va entreprendre de nombreux travaux et Chenonceau, laissé à l'abandon pendant cent ans, retrouve ainsi, grâce aux Dupin, sa splendeur d'antan. C'est à Louise Dupin que l'on attribue la différence d'orthographe entre le nom de la ville (Chenonceaux) et celui du château (Chenonceau)
Révolution française : Mme Dupin s'installe définitivement à Chenonceau, elle sauve la chapelle du château en permettant qu'elle soit transformée en resserre à bois. En 1795, les commissaires de la République se présentent et en ordonnent la saisie, à laquelle Mme Dupin s'oppose. Elle obtient de présenter sa défense juridique par un mémoire prouvant sa qualité de bien privé en exposant la teneur de tous les titres conservés dans le chartrier du château, datés d'avant le 1er février 1566 au 9 juin 1733, date d'achat par son époux. Ce texte reconnu valide, Mme Dupin n'est plus inquiétée dans la possession de Chenonceau, mais est soumise à l'emprunt forcé en 1796 et 1798.
21 novembre 1799 : mort de Louise Dupin à l'âge de quatre-vingt-treize ans dans sa chambre située au rez-de-chaussée sur la façade Ouest du château, aujourd'hui appelée chambre de François Ier. Louise Dupin est inhumée suivant ses dernières volontés dans le bois qui s'étend sur la rive gauche du Cher, dans l'axe de la galerie ; ses petits-neveux font ériger un haut sarcophage rectangulaire « à l'Antique » sur un important emmarchement, porté par de grosses pattes de lions, sculpté et gravé d'une épitaphe et d'inscriptions encore lisibles aujourd'hui mais recouvertes partiellement par des graffitis[.
En 1799 : François Vallet de Villeneuve (1777-1863), hérite du domaine, qui restera dans sa famille pendant soixante-cinq ans. Dans son ascendance figure Claude Dupin. Pendant leur absence au cours du Premier Empire, le couple confie la surveillance du château à Pierre, Fidèle Bretonneau (1778-1862). Médecin réputé, il s'installe comme simple officier de santé en 1801 à Chenonceaux, où il est nommé maire de 1803 à 1807. René de Villeneuve fait effectuer des réparations pour effacer le vandalisme sous la Révolution.
En 1840 : le château de Chenonceau figure parmi les châteaux classés de la Loire avec Chaumont, Blois, Chambord, Amboise, Beauregard et Chinon. Le 2 mai 1852, René Vallet de Villeneuve sollicite la protection juridique du château, afin que sa restauration soit prise en compte.
Avril 1864 : la famille de Villeneuve cède le château, les trois parcs, un moulin, des dépendances et 136 hectares de terres à Marguerite Wilson époue du médecin Eugène Pelouze. Mme Pelouze entreprend de 1865 à 1878 la "restaurationé du château et de son domaine pour une somme estimée à plus d'un million et demi de francs-or. Marguerite Wilson (épouse Pelouze) érige Chenonceau en Académie des Arts et des Lettres où elle accueille des écrivains, historiens, musiciens, peintres et sculpteurs. Les artistes reçoivent dans la somptueuse demeure, hospitalité, encouragement et travail.
Le frère de Mme Pelouze, Daniel Wilson prend la mesure des dépenses excessives et désordonnées de sa sœur aînée, mais aussi d'un héritage qui fond comme neige au soleil ; il la persuade d'entreprendre un périple en Asie. Aussitôt Marguerite Pelouze partie, Wilson, nouveau maître des lieux, vend les équipages, congédie la majeure partie de la domesticité et met fin à l'Académie des Artistes installée au domaine. De retour à Paris, le 27 septembre 1887 après quatorze mois d'absence, Mme Pelouze est mise devant le fait accompli. Elle reçoit néanmoins au château de Chenonceau, en octobre, le cheikh de Palmyre, qui l'avait accueillie lors de sa visite en Syrie. La châtelaine installe son hôte dans la chambre de François Ier. Au mois de décembre, l'illustre visiteur est encore en France, en villégiature à Antibes, dans la villa de Mme Pelouze. Les dettes s'accumulent.
Le 5 janvier 1889 : a lieu, à la barre du tribunal civil de Tours, la vente du château de Chenonceau. Le domaine est adjugé au Crédit foncier pour une somme de 410 000 francs.
1913 : Après être passé par plusieurs mains le château est vendu par adjudication à la famille Menier, leurs descendants en sont toujours propriétaires.
1914-18 : Lors de la Première Guerre Mondiale, loin des tranchées, Chenonceau connaît les douleurs de la guerre. Simonne Menier, infirmière major, administre l’hôpital installé dans les deux galeries du château, transformées et équipées au frais de sa famille (les chocolats Menier). Plus de 2000 blessés y seront soignés, jusqu’en 1919. Sa bravoure lui inspirera de nombreux actes de résistance durant la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945).
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Le Cabinet des Sciences
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